Passionnée de travaux manuels scrapbooking broderie jardinage...
Nous sommes en début mars et cela fait deux mois que je vous présente une nouvelle page de mon project life chaque semaine. Voici la neuvième.
Cette page vient vous parler d'un phénomène naturel qui chez nous prend une ampleur toute particulière : la grande marée.
Les photos ne sont pas très nettes car tirées au zoom et par temps gris.
Quand la mer se retire chez nous, elle peut parfois reculer de deux ou trois kilomètres. Sur la plage, on a parfois du mal à distinguer l'eau. Par contre, vous voyez les nombreux rochers qui jonchent nos cotes bretonnes et qui rendent la mer si dangereuse pour un marin non averti. C'est le moment où les tracteurs sillonnent le sable pour rejoindre les parc à huitres et où les hommes d'ici vont travailler.
Mon fond en tissu et dont vous trouverez le tuto dans la rubrique concernée.
Vous voyez ces petits points jaunes sur la photo. Ce sont les ouvriers qui travaillent sur les parcs à huitres. Quel que soit le temps, le jour où le coefficient de marée est élevé et permet de découvrir les parcs, il faut y aller. Ce jour là, il faisait trois degrés dehors et il y avait des rafales de vent de nord ouest glaciales. Il était midi et ils avaient environ trois heures devant eux avant que la mer ne remonte. Alors tant pis pour le repas également.
Personnellement, j'admire ces hommes car travailler dans ces conditions........
Mais, pour les autres, c'est l'occasion d'une ballade jusqu'aux iles toutes proches ou d'une partie de pêche à pieds juste pour le plaisir avec à la clé un festin pour le soir ( crevettes, coques, palourdes, ormeaux, étrilles....)
Six heures après, la mer est remontée et laisse place à un tout autre paysage.
Et vous voyez, plus de parcs à huitres, plus de caillous mais ils sont toujours là et il ne faut surtout pas s'aventurer en bateau si vous n'êtes pas d'ici, l'accident est assuré. Ce qui m'a choqué quand je suis arrivé ici, c'est qu'il n'y a pas une famille qui ne soit pas endeuillé de près ou de loin par un disparu en mer.
Cependant et pour finir sur une note optimiste ; voilà vingt ans que je vis ici et je ne me lasse pas de ce spectacle magnifique.